La Goétie n’est pas un antique grimoire de soixante-douze démons transmis intact depuis le roi Salomon. Le mot est ancien ; le livre que nous appelons aujourd’hui Ars Goetia ne l’est pas de la même manière. Entre les deux se trouvent plus de mille ans d’histoire, de démonologie chrétienne, de magie rituelle, de catalogues d’esprits et de manuscrits salomoniens.
Cette distinction change complètement la manière de lire le texte. L’Ars Goetia est la première partie du Lemegeton ou Lesser Key of Solomon, une compilation de magie rituelle transmise par des manuscrits de l’époque moderne. Son fameux catalogue de soixante-douze esprits dépend largement d’une liste imprimée au 16ème siècle par le médecin Johann Weyer, reprise ensuite en anglais par Reginald Scot. Les sceaux, les conjurations et l’appareil rituel du Lemegeton viennent compléter et transformer cette matière.
Que signifiait goēteia dans l’Antiquité ?
Le terme grec goēteia est beaucoup plus ancien que le Lemegeton. Il appartient au vocabulaire grec de la magie, de l’enchantement et des pratiques attribuées au goēs, personnage que les textes présentent tour à tour comme enchanteur, charlatan, spécialiste des morts ou opérateur de rites jugés suspects.
Il n’existe pourtant pas une définition antique unique. Les usages changent selon les auteurs et les périodes. Dans certains textes, goēteia se rapproche de l’enchantement ; ailleurs, le mot prend une coloration péjorative. La Suda byzantine, compilée vers le 10ème siècle, distingue ainsi mageia et goēteia et associe cette dernière à l’invocation d’esprits malfaisants et aux tombeaux.
Plotin emploie quant à lui le terme dans une réflexion beaucoup plus large sur les charmes et la sympathie cosmique. Les historiens de la magie antique rappellent donc qu’il serait faux de traduire chaque occurrence de goēteia par « invocation des 72 démons de Salomon ». Le mot possède sa propre histoire avant que les occultistes modernes n’en fassent presque un synonyme de l’Ars Goetia.
La nécromancie antique constitue encore une autre catégorie, même si les frontières entre enchantement, évocation des morts et magie hostile peuvent se croiser dans les sources.
Qu’est-ce que l’Ars Goetia ?
L’Ars Goetia est la première section du grimoire généralement appelé Lemegeton Clavicula Salomonis, ou Lesser Key of Solomon. Elle présente soixante-douze esprits classés selon des titres tels que roi, duc, prince, marquis, président ou comte.
Pour chacun, le texte donne un nom, une apparence, un rang, certaines fonctions, le nombre de légions placées sous son autorité et un sceau. Les pouvoirs attribués sont extrêmement variés : enseigner des sciences ou des arts, révéler des choses cachées, rechercher des trésors, provoquer l’amitié ou l’hostilité, parler du passé et de l’avenir, restituer des biens volés ou transmettre certains savoirs.
Le terme « démon » est aujourd’hui celui qui vient spontanément à l’esprit, mais les manuscrits emploient fréquemment spirit. La théologie du texte reste cependant explicitement chrétienne : l’opérateur invoque l’autorité divine et ordonne aux esprits par des noms sacrés. Nous sommes très loin d’un système où le magicien adorerait simplement les entités qu’il appelle.
C’est justement l’un des paradoxes de la magie salomonienne : elle fait intervenir des esprits considérés comme dangereux ou déchus tout en plaçant l’opérateur sous une autorité divine supérieure. Pour comprendre ce cadre plus large, voir Qu’appelle-t-on vraiment la Haute Magie ?.
Le Lemegeton ne se résume pas à la Goétie
Le Lemegeton est un ensemble composite. Selon les manuscrits, il comprend quatre ou cinq parties. Dans sa forme la plus connue, on trouve :
l’Ars Goetia, consacrée aux soixante-douze esprits ; l’Ars Theurgia-Goetia, qui traite d’autres hiérarchies spirituelles liées notamment aux directions ; l’Ars Paulina, qui travaille avec des anges associés aux heures et au zodiaque ; l’Ars Almadel, centré sur un dispositif appelé Almadel ; et, dans certaines versions, une forme de l’Ars Notoria.
Ces sections n’ont pas toutes la même origine. Le Lemegeton est donc mieux compris comme une compilation que comme l’œuvre d’un seul auteur. Joseph H. Peterson, dans son édition comparative des manuscrits, montre les emprunts à plusieurs textes plus anciens, notamment à Johann Weyer, Reginald Scot, Trithemius, au pseudo-Pierre d’Abano et au pseudo-Paracelse.
La British Library conserve plusieurs témoins importants de la tradition salomonienne. Son catalogue décrit par exemple le Sloane MS 3648 comme contenant un Lesser Key of Solomon (Lemegeton), suivi d’extraits d’Agrippa et de textes magiques attribués à Paracelse. Ce voisinage matériel illustre bien la manière dont les lecteurs de l’époque assemblaient des autorités occultes différentes dans un même volume.
Pour une présentation plus générale de la famille salomonienne, voir également Comprendre les Clavicules de Salomon.
Avant l’Ars Goetia, il y a la Pseudomonarchia Daemonum
L’une des sources les plus importantes du catalogue goétique est la Pseudomonarchia Daemonum de Johann Weyer, ou Wier. Elle apparaît dans les éditions de son De praestigiis daemonum à partir du 16ème siècle.
Weyer n’écrit pas un manuel destiné à célébrer la sorcellerie. Son grand ouvrage s’inscrit au contraire dans le débat sur les persécutions pour sorcellerie. Il considère les démons comme réels, mais soutient que de nombreuses femmes accusées sont victimes de mélancolie, d’illusion et de tromperie démoniaque plutôt que des puissantes sorcières imaginées par leurs juges. Les études récentes sur Weyer insistent sur cette distinction : il défend les accusées tout en restant dans une cosmologie chrétienne où le Diable et les démons existent.
La Pseudomonarchia fournit un inventaire d’esprits avec leurs noms, rangs, apparences et fonctions. L’édition conservée et comparée par Joseph H. Peterson compte soixante-neuf entrées, bien que le texte fasse lui-même allusion à soixante-douze.
Le lien avec l’Ars Goetia est extrêmement étroit : une grande partie des noms et descriptions se retrouve dans les deux textes. Mais les deux documents ne sont pas identiques. La Pseudomonarchia ne donne pas les sceaux qui deviendront si célèbres dans les éditions goétiques, et son appareil rituel est beaucoup plus bref.
Reginald Scot transmet la liste en anglais
En 1584, Reginald Scot publie The Discoverie of Witchcraft, ouvrage connu pour sa critique des accusations de sorcellerie et de nombreuses histoires jugées crédules ou abusives.
Scot inclut une traduction anglaise du catalogue de Weyer. Cette étape est capitale pour l’histoire du Lemegeton. La comparaison philologique des textes montre que l’auteur de l’Ars Goetia a utilisé cette version anglaise ou un texte qui en dépendait : certaines graphies et certaines erreurs particulières de Scot se retrouvent dans des manuscrits goétiques.
L’édition de Peterson de l’Ars Goetia souligne précisément cette filiation. Le catalogue de 72 esprits ne tombe donc pas du ciel sous la forme d’une révélation salomonienne : on peut suivre une partie de sa transmission de Weyer à Scot, puis au Lemegeton.
Pourquoi l’Ars Goetia compte-t-elle 72 esprits ?
Le chiffre 72 est devenu l’un des traits les plus connus de la Goétie. Le texte affirme que Salomon aurait enfermé ces soixante-douze esprits dans un vase ou récipient d’airain, accompagné de leurs légions.
La difficulté est que le catalogue de Weyer, l’une des sources principales du texte, ne contient que soixante-neuf esprits dans sa forme conservée, tout en faisant lui-même référence au nombre 72. Le Lemegeton complète donc la série.
Cette mise en ordre contribue à donner au livre sa cohérence. Les esprits sont distribués en rangs comparables à ceux d’une cour ou d’une aristocratie : rois, ducs, princes, marquis, présidents, comtes et chevaliers. Le vocabulaire traduit dans le monde spirituel une organisation très terrestre.
Des occultistes modernes ont ensuite cherché à mettre les 72 esprits en rapport avec les 72 noms angéliques du Shem ha-Mephorash. Ces correspondances sont devenues populaires, mais elles ne doivent pas être automatiquement projetées sur tous les manuscrits anciens de l’Ars Goetia.
Notre article Les démons de l’Ars Goetia présente séparément le catalogue et les caractéristiques attribuées à chaque esprit.
Pourquoi le roi Salomon est-il partout dans les grimoires ?
L’attribution à Salomon appartient à une tradition beaucoup plus vaste que le seul Lemegeton. Le roi biblique est devenu dans les littératures juive, chrétienne et musulmane une figure de sagesse capable de commander aux esprits.
Des textes tardifs comme le Testament de Salomon racontent déjà comment le roi obtient autorité sur des démons et les contraint à travailler. La magie médiévale et moderne développera largement cette image. De nombreux livres portent alors le nom de Salomon sans avoir évidemment été écrits par le souverain historique de l’Israël ancien.
L’attribution joue un rôle d’autorité. Un texte présenté comme « Clé de Salomon », « Testament de Salomon » ou « Art de Salomon » s’inscrit dans une généalogie prestigieuse. Cela ne constitue pas une preuve d’auteur au sens moderne.
C’est pourquoi il faut distinguer l’histoire légendaire du grimoire de l’histoire de ses manuscrits. Salomon est l’autorité revendiquée ; les compilateurs réels du Lemegeton restent anonymes.
À quoi ressemble le dispositif rituel de l’Ars Goetia ?
Le texte appartient pleinement à la magie cérémonielle chrétienne de l’époque moderne. Son dispositif repose sur plusieurs éléments : préparation de l’opérateur, cercle, noms divins, sceaux, conjurations et espace destiné à l’apparition de l’esprit.
Le cercle porte des noms sacrés et marque la place de l’opérateur. Le triangle, placé à l’extérieur, correspond dans les éditions connues au lieu assigné à l’apparition. Le texte utilise également un anneau, un sceau général, des figures protectrices et les sceaux individuels des esprits.
L’idée selon laquelle « chaque pentacle est adapté spécifiquement à un démon » ne décrit pas correctement le texte. Ce qui individualise principalement chaque esprit est son sceau. Les pentacles, noms divins et figures du dispositif rituel possèdent d’autres fonctions.
Il n’est pas non plus exact de résumer les conjurations à des formules en latin. Les manuscrits anglais et les éditions modernes contiennent de longues conjurations en anglais, chargées de noms divins bibliques, hébraïsants, grecs ou transmis par la tradition magique.
Ce vocabulaire des noms sacrés mérite d’être étudié en lui-même. Notre article sur les mots de pouvoir dans les grimoires montre pourquoi ces noms ne sont pas de simples mots décoratifs ajoutés autour d’un cercle.
Invocation et évocation ne sont pas deux mots parfaitement fixes
Les manuels modernes opposent fréquemment invocation, qui ferait entrer une entité ou une force « en soi », et évocation, qui ferait apparaître l’esprit « à l’extérieur ». Cette distinction peut être utile dans certains courants occultistes modernes, mais elle n’est pas une règle terminologique universelle dans les textes historiques.
Le vocabulaire ancien de la conjuration, de l’appel, de l’invocation et de l’apparition est plus souple. Lire un grimoire du 17ème siècle avec les définitions rigides d’un manuel du 20ème siècle peut donc créer des contresens.
Pour comprendre le terme dans la littérature magique, voir Qu’est-ce qu’une conjuration ?.
Pourquoi les sceaux sont-ils devenus l’image même de la Goétie ?
Chaque esprit de l’Ars Goetia est associé à un caractère graphique ou sceau. Ces figures permettent d’identifier visuellement les esprits et participent au dispositif du texte.
Les sceaux ont acquis une vie culturelle beaucoup plus vaste que le grimoire lui-même. Ils apparaissent aujourd’hui dans des bijoux, tatouages, pochettes de disques, jeux vidéo, œuvres graphiques et pratiques sigillaires modernes. Leur diffusion a parfois détaché complètement la figure du texte dont elle provient.
Il faut pourtant noter un détail historique majeur : les sceaux de l’Ars Goetia ne figurent pas dans la Pseudomonarchia Daemonum de Weyer. Ils appartiennent donc à une étape différente de la transmission.
La magie sigillaire moderne ne doit pas non plus être confondue automatiquement avec l’usage de ces caractères. Un sceau goétique reçu par transmission manuscrite et un sigil construit à partir d’une intention selon une méthode moderne n’ont pas la même histoire.
Mathers et Crowley ont façonné la Goétie que nous connaissons aujourd’hui
En 1904 paraît The Book of the Goetia of Solomon the King, édition associée à S. L. MacGregor Mathers et Aleister Crowley. Cette publication a énormément contribué à fixer l’apparence moderne de la Goétie.
Mathers avait travaillé à partir de manuscrits du British Museum. Crowley publie et remanie l’ensemble, en ajoutant notamment une « Preliminary Invocation » et un essai interprétatif. Le Sacred Texts Archive rappelle qu’il ne s’agit pas d’une transcription diplomatique d’un manuscrit, mais d’une édition modernisée destinée à un lectorat occultiste.
La différence est capitale. Quand une édition contemporaine reproduit la « Goetia de Crowley », elle ne donne pas simplement accès au texte médiéval ou renaissant dans son état originel : elle transmet aussi le travail éditorial et les choix occultistes du début du 20ème siècle.
Crowley réinterprétera d’ailleurs la magie cérémonielle dans son propre système. Pour comprendre ce contexte, voir Qui est Aleister Crowley ?.
La Clavicule de Salomon n’est pas l’Ars Goetia
Plusieurs textes portent des titres salomoniens et sont régulièrement confondus.
La Clavicula Salomonis, ou Clavicule de Salomon, constitue une grande famille de grimoires médiévaux et modernes consacrés aux opérations rituelles, aux pentacles, aux consécrations et aux préparations de l’opérateur. Elle possède une histoire manuscrite propre.
Le Lemegeton, ou Lesser Key of Solomon, est une autre compilation. Son premier livre est l’Ars Goetia.
Le Grand Grimoire ou Dragon rouge appartient encore à une autre tradition, plus tardive et principalement francophone. Le placer parmi les « textes fondamentaux de la Goétie » au même titre que les sources directes du Lemegeton brouille les filiations.
Enfin, la Pseudomonarchia Daemonum n’est pas simplement « un autre grimoire goétique ». Elle apparaît dans un traité polémique de Weyer et constitue une source essentielle du catalogue qui sera ensuite repris et transformé.
Une fois ces familles séparées, l’histoire devient beaucoup plus lisible : les grimoires ne forment pas une bibliothèque uniforme où tous les livres décriraient le même système.
La Goétie et les procès de sorcellerie sont deux histoires différentes
Rapprocher directement la Goétie des grandes chasses aux sorcières crée une confusion historique. Il existe évidemment un contexte commun de peur des démons et de condamnation de certaines pratiques magiques, mais il faut éviter de confondre les populations poursuivies avec les lecteurs de grimoires savants.
La majorité des personnes accusées de sorcellerie n’étaient pas des cérémonialistes travaillant à partir du Lemegeton. Les accusations portaient sur des maléfices, des pactes supposés avec le Diable, des familiers, des maladies, des morts, des conflits de voisinage ou des sabbats imaginés par les démonologues.
La magie rituelle des manuscrits représente souvent un milieu différent, plus lettré, masculin et clérical qu’on ne l’imagine. Richard Kieckhefer a notamment montré l’importance de cette magie savante interdite dans les manuscrits médiévaux.
Cette distinction est nécessaire pour ne pas transformer la « sorcière villageoise » en lectrice clandestine de grimoires salomoniens. Les deux histoires peuvent se rencontrer, mais elles ne se superposent pas.
Faut-il appeler les 72 esprits des « démons » ?
Dans le langage contemporain, l’expression « 72 démons de l’Ars Goetia » est devenue presque standard. Elle n’est pas sans fondement : la tradition de Weyer parle bien d’une fausse monarchie des démons et le cadre chrétien du texte situe ces êtres du côté des esprits infernaux.
Il reste utile de savoir que le Lemegeton les appelle régulièrement spirits. Le vocabulaire de roi, duc, prince ou président décrit une hiérarchie d’esprits et non une démonologie théologique élaborée au sens d’un traité scolastique.
Cette nuance permet aussi de comprendre pourquoi les pouvoirs décrits ne sont pas tous ouvertement destructeurs. Certains esprits enseignent les arts libéraux, l’astronomie, la logique ou les langues ; d’autres découvrent des trésors, réconcilient des personnes ou répondent à des questions.
Ce constat ne transforme pas pour autant l’Ars Goetia en manuel bienveillant. Il montre simplement que la catégorie médiatique de « démons maléfiques » écrase une littérature beaucoup plus étrange et composite.
Ce que la culture populaire a conservé de la Goétie
La culture populaire a surtout retenu les noms et les sceaux. Paimon, Bael, Astaroth, Buer, Stolas ou Andras circulent aujourd’hui bien au-delà des lecteurs de grimoires.
Certains emprunts sont directs. Le film Hereditary, par exemple, utilise le nom de Paimon et plusieurs éléments tirés de son image démonologique. Les jeux, mangas et univers fantastiques réemploient librement les noms du catalogue, en transformant leurs apparences, leurs pouvoirs et leurs relations.
Cette postérité est si forte qu’elle finit parfois par masquer le texte historique. Une créature décrite aujourd’hui avec une apparence précise dans un jeu vidéo peut n’avoir presque rien en commun avec la description du grimoire.
Revenir aux sources permet donc de distinguer trois objets : le mot antique goēteia, le grimoire moderne Ars Goetia et la mythologie populaire contemporaine des 72 démons.
Une tradition de manuscrits plutôt qu’un livre tombé du ciel
C’est probablement le point le plus important. L’Ars Goetia n’est pas le témoignage direct d’une antique école secrète de démonologie. C’est le produit d’une transmission textuelle.
Des listes circulent, sont traduites et réorganisées. Des compilateurs empruntent à Weyer et à Scot. Des figures sont ajoutées. Des rituels sont développés. Des textes auparavant distincts sont réunis sous le nom de Lemegeton. Des occultistes du 19ème et du 20ème siècle éditent enfin ces manuscrits et leur donnent une diffusion imprimée mondiale.
Cette histoire ne diminue pas l’intérêt occulte du texte ; elle le rend plus intelligible. Lire la Goétie comme un grimoire historique revient précisément à suivre les traces de ses transformations plutôt qu’à effacer trois siècles de transmission au profit d’une attribution légendaire à Salomon.
Pour prolonger cette lecture, la collection Livres de Démonologie rassemble plusieurs études et textes consacrés aux traditions démonologiques et aux grimoires.
Sources et repères
Pour une transcription comparée du Lemegeton et de l’Ars Goetia à partir des manuscrits : Joseph H. Peterson, Lemegeton Clavicula Salomonis et Ars Goetia, Esoteric Archives.
Pour un témoin conservé à la British Library : Sloane MS 3648, qui contient un Lesser Key of Solomon (Lemegeton) avec d’autres textes occultes.
Pour Johann Weyer et sa position sur les sorcières et les démons : Michaela Valente, Inside the labyrinth of spells, dans Johann Wier: Debating the Devil and Witches in Early Modern Europe, Amsterdam University Press, 2022.
Pour la Pseudomonarchia Daemonum et sa relation avec Reginald Scot : édition comparative de Joseph H. Peterson.
Pour l’édition moderne qui a profondément marqué la réception du texte : S. L. MacGregor Mathers et Aleister Crowley, The Book of the Goetia of Solomon the King, 1904.
Image de couverture : les 72 sceaux reproduits d’après l’édition Mathers-Crowley de 1904, compilation graphique disponible sur Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.































Passionnant condense d’un sujet souvent presente d’une maniere tres approximative. On peut approfondir avec des ouvrages de reference. Par contre il serait tres imprudent de se lancer dans des operations de cette nature sans guide ni formation…