Le Lion ailé est l’emblème traditionnel de saint Marc dans le groupe des quatre évangélistes. L’abbé Julio reprend cette image de force pour accompagner une demande de protection lorsqu’une personne se sent menacée. Sa gravure doit être lue avec le verset qui l’entoure : le thème est celui de la confiance malgré le danger.
Ce pantacle appartient à une famille comprenant aussi le Taureau ailé de Luc, l’Ange associé à Matthieu et l’Aigle de Jean. Leur origine iconographique est commune, mais Julio leur assigne des applications différentes.
Les repères essentiels
| Tradition | Emblème de saint Marc |
|---|---|
| Figure | Lion pourvu d’ailes |
| Applications | Courage devant le danger et l’hostilité |
| Référence | Abbé Julio, 1908, notice 39 |
Lire la symbolique
Le lion donne une image de puissance, tandis que les ailes rappellent le caractère spirituel de l’emblème évangélique. Cette combinaison ne représente pas une bête fabuleuse dépourvue de contexte : dans l’art chrétien, elle désigne habituellement Marc.
La notice identifie explicitement le lion à saint Marc. Le verset placé autour de lui oppose la confiance à la peur devant une foule qui assiège celui qui prie. L’animal et les ailes réunissent la force et la dimension spirituelle de cette demande.
L’inscription parle de confiance devant ceux qui assiègent le priant. C’est la relation entre le verset et l’animal qui fait comprendre le choix du symbole chez Julio.
Histoire et traditions
Les quatre êtres vivants des visions d’Ézéchiel et de l’Apocalypse ont contribué à la formation de l’iconographie des évangélistes. Leur association s’est développée dans l’exégèse et l’art chrétiens longtemps avant la publication de Julio.
L’auteur du Livre secret reprend ce langage connu pour construire un ensemble de pantacles dont les usages restent individualisés.
Le lien entre le lion et Marc est devenu familier dans les manuscrits des Évangiles, les sculptures des églises et les représentations des quatre vivants. Cette association appartient à une histoire de l’art chrétien bien antérieure au recueil de Julio. Elle explique pourquoi le lion porte des ailes : il représente une figure céleste associée à la transmission de l’Évangile, et non une espèce animale que l’auteur prétendrait décrire.
Dans son application, Julio s’attache moins à la vigueur physique du lion qu’au courage éprouvé face à une multitude d’adversaires. L’inscription donne une direction religieuse à cette force. Elle parle de confiance lorsque la personne se sent entourée ou menacée. Cette précision permet de distinguer le signe du Bouclier, qui s’oriente vers la préservation d’une communauté dans les conflits, et du Dragon, consacré à des dangers représentés par des animaux hostiles.
Les effets attribués
Julio lui attribue une protection dans les calamités publiques, les dangers pressants et les situations où une personne se sent entourée d’ennemis. Ce sont les applications religieuses décrites dans la notice.
Les calamités, les périls et l’hostilité sont au centre de la notice. Julio associe le lion à la force morale et à la confiance nécessaire pour résister à la peur.
Il ne décrit pas le signe comme une invitation à s’exposer volontairement au danger ni comme un moyen de domination sur les autres.
L’usage chez Julio
Le texte invite à porter le signe avec foi et confiance. Les avis pratiques de l’ouvrage replacent ce port dans un ensemble de bénédiction, de consécration et de prière. La figure n’est pas accompagnée d’un rituel planétaire particulier.
Le support relève des pantacles bénis et consacrés présentés par Julio. Aucune cérémonie mettant en jeu un animal ni règle astrologique supplémentaire n’est indiquée.
L’étude gagne à comparer le verset avec la représentation, puis avec les trois autres emblèmes évangéliques.
Comprendre ce qui distingue la figure
Le Taureau ailé est lié à la fécondité, l’Ange de la justice à l’équité et l’Aigle aux missions spirituelles. Le Lion ailé conserve ainsi sa destination protectrice propre.
La source et les variantes
Abbé Julio, Le Livre secret des grands exorcismes et bénédictions, Vincennes, chez l’auteur, 1908. Explication et application n° 39, p. 435. Avis pratiques sur les supports bénis et consacrés : p. 462–463.
Numérotation du répertoire classique : 12 sur 44. Cette numérotation diffère de l’inventaire des gravures dans les volumes anciens.
Lire la notice dans l’édition de 1908
Image : reproduction historique diffusée par Oracles.ch. La reproduction ne permet pas d’identifier précisément son édition ; elle est conservée à sa définition native, sans redessin des caractères ni agrandissement artificiel. Le texte de la fiche repose sur la notice de 1908.





























