La Merkaba représentée dans la géométrie sacrée contemporaine prend généralement la forme de deux tétraèdres réguliers entrelacés, l’un orienté vers le haut et l’autre vers le bas. En géométrie, cet assemblage porte le nom de stella octangula. Il est décrit dans la tradition européenne des polyèdres, notamment par Luca Pacioli et Johannes Kepler. L’appellation moderne « Merkaba » emprunte à l’hébreu merkavah, le char céleste de la tradition juive, mais la tradition ancienne du Char divin ne désigne pas ce composé de deux tétraèdres.
| Forme | Deux tétraèdres réguliers entrelacés |
|---|---|
| Nom mathématique | Stella octangula |
| Auteur associé | Johannes Kepler, 1611 |
| Témoin antérieur | Luca Pacioli, 1509 |
| Nom Merkaba | Réemploi spirituel contemporain |
Pourquoi deux tétraèdres forment-ils une étoile à huit sommets ?
Deux tétraèdres disposés en sens opposé peuvent s’interpénétrer de manière régulière. Leurs sommets composent l’enveloppe d’un cube, tandis que leur intersection commune prend la forme d’un octaèdre.
Cette construction est décrite par Wolfram MathWorld comme la stella octangula. Elle se distingue de l’hexagramme, étoile plane à six pointes formée de deux triangles.
Que montrent Pacioli et Kepler ?
En 1509, Luca Pacioli présente des polyèdres augmentés dans sa Divina Proportione, illustrée avec la collaboration de Léonard de Vinci. Le composé de tétraèdres est également connu dans l’art mathématique de la Renaissance.
Kepler emploie le nom latin stella octangula au début du XVIIe siècle. Cette histoire est suffisamment solide pour situer la figure dans la tradition européenne sans lui inventer une origine égyptienne.
Quel est le rapport réel avec le Char céleste ?
La Merkavah appartient à une tradition juive de commentaires et de visions du Trône divin, notamment autour d’Ézéchiel. Le mot hébreu désigne un char.
Les enseignements contemporains de géométrie sacrée reprennent ce terme pour nommer une figure tridimensionnelle à deux tétraèdres. Il s’agit d’une réinterprétation moderne, non d’une équivalence graphique attestée dans les premiers textes du Char.
Pourquoi la figure attire-t-elle les occultistes ?
L’entrelacement de deux volumes orientés en sens opposé fournit une image immédiate d’équilibre, de relation et de complémentarité. Les auteurs contemporains y lisent volontiers des polarités spirituelles.
La géométrie de cette superposition est démontrable ; les usages méditatifs et les propriétés énergétiques qu’on lui attribue relèvent de systèmes de pensée particuliers, non des théorèmes sur les polyèdres.
Quelle différence avec le tétraèdre et l’octaèdre ?
Le tétraèdre possède quatre faces triangulaires. La stella octangula en combine deux, sans les fusionner en un nouveau solide convexe régulier.
La figure commune à leur intersection est un octaèdre. Ces relations expliquent l’intérêt géométrique du motif indépendamment de son nom spirituel moderne.
Sources et repères historiques
Wolfram MathWorld, « Stella Octangula » donne les propriétés du composé et ses témoignages chez Pacioli et Kepler. « Tetrahedron 2-Compound » documente les relations avec le cube et l’octaèdre.
























